Réduction d’impôts, les astuces

En France, comme dans le reste du monde, il existe différents types d’impôts. Tout citoyen est concerné. Chaque contribuable essaie tant bien que mal d’apporter sa brique à l’édifice, en l’occurrence, au bon fonctionnement de l’économie du pays. Cependant, il est difficile de ne pas constater l’impact des impôts sur le pouvoir d’achat. A un moment ou un autre, on se pose la question ultime : comment réduire ses impôts ? Heureusement, il y a une batterie de dispositifs disponibles qui permettent d’alléger nos charges en impôts, et ce, en toute légalité.

Première astuce : se tourner vers l’immobilier

Actuellement, l’immobilier est le moyen le plus simple et le plus bénéfique pour obtenir une réduction d’impôts. Les particuliers sont spécifiquement visés et encouragés à investir dans l’immobilier. De ce fait, détenir un logement destiné à la location permet de profiter de quelques avantages fiscaux, et ce, sur le long terme. Voici quelques lois/dispositifs importants à savoir.

Le dispositif Pinel :

Si vous achetez un bien immobilier et décidez de le louer, vos impôts seront réduits selon la durée de location : 6 ans, 9 ans ou 12 ans. Pour les six premières années, vous percevrez une réduction de 12%; sur les 9 premières années, 18%; et sur les 12 années, 21%. L’avantage de ce dispositif, c’est tout d’abord l’acquisition du bien. Ensuite, grâce à l’économie faite sur les impôts, vous pouvez réinvestir encore et encore. Vous pouvez donc constituer un patrimoine, tout en payant la moindre imposition. L’acquisition se fait notamment dans le neuf et dans des zones à fortes demandes locatives. 

Le dispositif Denormandie : 

Souvent appelé la “petite soeur” de la loi Pinel, il a été créé pour répondre à une demande similaire, mais distincte sur quelques points. Tandis que le dispositif Pinel concerne l’investissement dans de l’immobilier neuf, la loi Denormandie se tourne vers l’investissement dans l’ancien avec une forte rénovation. Cette rénovation doit représenter au moins 25% de la valeur du bien immobilier, et doit passer par des entreprises agréées. 

Le dispositif Censi-Bouvard :

C’est un dispositif de défiscalisation qui permet d’obtenir des réductions d’impôts en investissant dans des résidences de services neuves ou rénovées. C’est un moyen sûr, immédiat et rentable, mais non sans conditions. Premièrement, les biens immobiliers doivent se trouver dans une résidence avec services pour étudiants, séniors ou EPHAD. Deuxièmement, vous êtes tenu de le louer dans les 12 premiers mois d’acquisition. Troisièmement, la résidence doit être louée meublée. Dernièrement, son prix de revient ne doit en aucun cas dépasser les 300.000 €. Sur les 9 premières années, vous bénéficierez d’une réduction allant jusqu’à 11%. 

Deuxième astuce : optimiser l’impôt sur les revenus

Chaque mois d’avril ou mai, on se casse la tête à trouver des moyens pour alléger ses impositions. Aujourd’hui, la déclaration de revenu est pré-remplie et se fait inéluctablement en ligne. Si vous ne procédez à aucune modification, le fisc calcule votre impôt selon les informations renseignées précédemment. Il est donc essentiel de mettre à jour ou de faire une toute nouvelle déclaration. Pour pouvoir profiter d’une réduction, voici quelques astuces. 

Comparaison des frais réels et de l’abattement forfaitaire de 10% sur les salaires

Les salaires et traitements sont sujets à ce forfait. Ils ne sont imposés que sur 90%, un abattement de 10% vient réduire la base imposable. Ce 10% est destiné à couvrir les frais professionnels comme les frais de déplacement, les frais de repas, les frais de double résidence… 

D’une autre part, le contribuable peut également déclarer ses frais réels au lieu de subir l’abattement de 10%. Cette option peut être plus avantageuse si le forfait ne couvre pas toutes les dépenses professionnelles. Toutefois, chaque frais doit être justifié.

A vous donc de calculer, comparer et choisir si vous souhaitez subir l’abattement forfaitaire ou déclarer vos frais réels. Un calcul au préalable est nécessaire. Il est également important de bien connaître toutes les dépenses pouvant être déduites. 

Comparaison entre Flat Tax et barème progressif pour les revenus financiers

La Flat Tax est un prélèvement forfaitaire de 30% qui s’impose sur l’ensemble des revenus de votre patrimoine immobilier : dividendes, intérêts, plus-values… Auparavant, ces revenus étaient soumis au barème progressif. La Flat Tax se compose de 12,8% d’impôt sur le revenu et de 17,2% de prélèvements sociaux. Elle est calculée sur le montant brut de vos revenus et ne prend pas en compte vos frais financiers. 

Il est à noter que la Flat Tax n’est pas obligatoire. Le contribuable peut également choisir le barème progressif. Cette option permet de bénéficier de quelques abattements ainsi qu’une base imposable plus faible. Elle s’avère être intéressante surtout pour les contribuables non imposables, de cette manière, ils seront uniquement soumis aux prélèvements sociaux. Le barème progressif est aussi bénéfique pour les personnes imposables se trouvant dans une tranche d’imposition élevée. 

Pour faire le bon choix, il est important de faire des calculs en prenant en compte globalement la situation du contribuable. 

Optimisation du taux de prélèvement à la source

L’impôt sur le revenu est désormais prélevé directement à la source. Ce prélèvement à la source est un moyen pour le gouvernement de s’assurer de la solvabilité du contribuable et d’éviter de surprendre ce dernier. Cependant, il est toujours possible qu’il vous reste d’autres impôts à payer, par exemple, si vos revenus ont augmenté. 

Il est tout à fait possible et légal de réduire votre taux de prélèvement à la source. Pour une défiscalisation optimale, prenez soin de connaître le taux affecté à votre situation. Il existe 3 types de taux : taux personnalisé, taux non personnalisé et taux individualisé. Ensuite, choisissez celui qui convient le mieux à vos contraintes, surtout en cas de changement de situation : baisse ou hausse de revenu. 

Cependant, ce changement de taux exige une condition importante. Votre demande ne sera acceptée que si votre déclaration estimative de revenus converge sur une réduction d’au moins 10% du montant de prélèvement à la source. Si le seuil de 10% n’est pas atteint, la requête sera annulée. En outre, la demande de baisse de taux est à renouveler chaque début d’année.

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